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"Partout où des hommes vivent, un voyageur peut vivre aussi"

Réponse donnée en 1952 par Ella MAILLART à Nicolas BOUVIER, lorsque ce dernier, préparant son périple sur les routes de l'Orient, l'avait interrogée sur les conditions de route et de voyage jusqu'à Madras.
 
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 17:06

Lieu : Tuan Anh Guest House, Saigon, Vietnam, 8 mai 22h

 Météo : chaud, humide et moite

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Nous retrouvons le Mékong. Après l’avoir traversé pour rentrer au Laos, puis longé lors de notre descente vers le Sud et le Cambodge, nous l’empruntons une dernière fois pour entrer au Vietnam.

4h de trajet sur un bateau de bois plutôt confortable. Le fleuve est large. Le long des berges cambodgiennes, des jardins potagers ou des plantations d’arbres fruitiers. A peine passé le poste frontière nous voyons déjà les chapeaux coniques. L’emblème du pays. C’est sur, on est au Vietnam.

L’arrivée dans la petite ville de Chau Doc se fait sous les cris des enfants. Des « hellos » et des grands signes de la main auxquels nous répondons avec plaisir nous accueillent. Pour les femmes c’est l’heure du bain, pour les buffles l’heure du rafraichissement et pour les enfants l’heure des jeux ! Il faut les voir, harnachés dans leur gilet de sauvetage orange fluo sauter dans l’eau depuis les barques ou s’éclabousser dans le fleuve.

Ce voyage paisible et tranquille est aussi une transition entre deux villes bouillonnantes : Phnom Penh  et Saigon. Le calme du fleuve avant le déferlement des motos et la circulation chaotique et anarchique du Vietnam.

Pour terminer notre histoire avec le Mékong, nous partons à la découverte des marchés flottants si célèbres dans le delta. Parti à l’aube à bord d’un petit bateau manœuvré par une dame, nous assistons au lever de soleil sur le fleuve. Après 1h de navigation au moteur, on atteint enfin les marchés flottants. Ici, les grossistes viennent vendre leurs marchandises. Les petites barques bourdonnent autour des gros bateaux qui, en guise de pavillon, hissent les fruits ou les légumes en vente aujourd’hui au bout d’un bambou. D’autres barques font commerce de nouilles, de soupe ou de soda pour nourrir tout ce monde. Avec notre petite embarcation nous nous faufilons au milieu de ce monde très féminin. On ne voit presque que des femmes diriger leurs barques aux rames en forme de X dans cette cohue très matinale. Certaines embarcations croulent sous le poids des pastèques ou des noix de coco.

La vie du fleuve est aussi très proche de la vie urbaine. On y trouve des stations services flottantes. En route nous croisons aussi des péniches chargées ras la gueule de sable ou de cailloux. On se demande encore comment elles font pour ne pas couler. On emprunte les transports en commun, le bac,  pour traverser d’une rive à l’autre. A peine arrivé, les motos foncent déjà.

Le voyage se termine dans les jardins fruitiers qui bordent de petits canaux annexes. On navigue ici à l’ombre des palmiers qui forment des arches naturelles.

En continuant sur le delta nous aurions pu atteindre la mer de Chine !






Par Agnès et Thomas - Publié dans : Vietnam
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